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Câble de 1,5 mm² : puissance, disjoncteur et usages

16 A et 3 680 W au plus : ce qu'alimente un câble de 1,5 mm², sur quelle longueur, et comment le reconnaître.

m
Je connais
A
Réseau
Matériau

Chute de tension : 4,3 %

Chute de tension
9,81 V sur 230 V
Intensité
16 A
Longueur maximale pour 3 % (éclairage)
14,1 m
Longueur maximale pour 5 % (autres usages)
23,4 m

Admise hors éclairage

4,3 % : sous la limite de 5 % des prises et des appareils.

Trop pour l'éclairage

4,3 % dépasse 3 % : un circuit d'éclairage en 1,5 mm² ne doit pas dépasser 14,1 m à 16 A.

Échauffement

1,5 mm² encastré sous conduit admet 17,5 A, au moins les 16 A du circuit.

Voir le calcul
  1. I = 16 A (intensité saisie)
  2. Chute de tension : u = 2 × 0,023 × 20 / 1,5 × 16 = 9,81 V, soit 9,81 / 230 = 4,3 %
  3. Longueur maximale pour 3 % (éclairage) : 14,1 m ; pour 5 % (autres usages) : 23,4 m
  4. Échauffement : 1,5 mm² encastré sous conduit admet 17,5 A, au moins égal aux 16 A du circuit

Les limites de 3 % et 5 % se comptent depuis le disjoncteur de branchement : la chute du câble qui alimente le tableau s'y ajoute.

Coupez le courant au disjoncteur général avant toute intervention.
Le site ne remplace pas un électricien.

Le 1,5 mm² est la plus petite section admise pour un circuit fixe du logement. Voici ce qu'il supporte selon la pose, le disjoncteur qui le protège, les circuits qu'il alimente et la longueur à ne pas dépasser.

En bref

Un câble de 1,5 mm² se protège par un disjoncteur de 16 A au plus, soit 3 680 W sous 230 V. Il sert à l'éclairage (8 points), aux prises 16 A (8 socles), aux volets roulants, à la VMC et aux convecteurs jusqu'à 3 500 W. Sous conduit, il admet 17,5 A ; dans un isolant thermique, 13,5 A seulement.

Mis à jour le par la rédaction. Notre méthode

Quelle puissance maximale pour un câble de 1,5 mm² ?

3 680 W sous 230 V, soit le calibre maximal de son disjoncteur, 16 A, multiplié par 230 V. La section est la surface de la coupe du métal d'un conducteur : 1,5 mm² est la plus petite admise pour un circuit fixe du logement.

Le disjoncteur est l'appareil du tableau qui coupe le circuit en cas de surcharge ou de court-circuit. Son calibre est l'intensité pour laquelle il est construit : il se choisit pour protéger le câble, pas pour les appareils.

Câble de 1,5 mm² en cuivre : courant admissible selon la pose
PoseCourant admissible (mono)Disjoncteur au plusPuissance au plus (230 V)Courant admissible (tri)
Encastré sous conduit (fils ou câble dans une gaine ICTA, goulotte, plinthe)17,5 A16 A3 680 W15,5 A
Câble R2V fixé au mur ou au plafond (apparent)24 A20 A4 600 W22 A
Conduit noyé dans un isolant thermique (doublage, combles isolés)13,5 A10 A2 300 W11,9 A
Enterré sous fourreau (câble R2V)29,6 A25 A5 750 W24,8 A
Enterré directement dans le sol (câble armé seulement)37 A32 A7 360 W31 A

Courant admissible Iz d'après les tables reproduites par Schneider et le guide SéQuélec, à 30 °C, sans groupement. « Disjoncteur au plus » : le plus grand calibre normalisé au plus égal à Iz (règle In ≤ Iz). Le tableau des circuits peut imposer un calibre plus bas que ce maximum. Âme d'environ 1,4 mm de diamètre en rigide.

Le tableau donne le courant admissible (Iz) : le courant que le câble supporte en permanence sans dépasser sa température limite. Il dépend de la pose : 17,5 A sous conduit, 24 A pour un câble fixé au mur, 13,5 A dans un isolant.

Dans un logement, le tableau des circuits plafonne pourtant le 1,5 mm² à 16 A, même quand la pose lui permettrait davantage. Les calibres plus forts de la colonne « Disjoncteur au plus » ne valent pas pour ses circuits ; dans un isolant, c'est l'inverse : 16 A devient trop (voir plus bas).

À quoi sert le 1,5 mm² dans une maison ?

Aux circuits peu chargés, selon les tableaux de la norme NF C 15-100, qui fixe les règles des installations électriques à basse tension, reproduits par Nexans (édition 2002) et Hager (édition 2024) :

Section minimale et calibre maximal : éclairage, prises commandées, prises de courant en 1,5 mm², volets roulants, VMC, fil pilote, asservissement tarifaire, gestionnaire d'énergie, circuit de commande (autre que tarifaire) (cuivre, édition 2024)
CircuitSectionDisjoncteurLimites
Éclairage1,5 mm²16 A8 points lumineux par circuit ; spots et bandeaux : 1 point par tranche de 300 VA (édition 2024)
Prises commandées1,5 mm²16 Acomptées comme points d'éclairage ; 2 socles par interrupteur dans la même pièce
Prises de courant en 1,5 mm²1,5 mm²16 A8 socles 16 A 2P+T au plus
Volets roulants1,5 mm²16 Aun circuit pour l'ensemble (Legrand), deux conseillés (Hager)
VMC1,5 mm²2 Ajusqu'à 16 A dans des cas particuliers
Fil pilote, asservissement tarifaire, gestionnaire d'énergie1,5 mm²2 A
Circuit de commande (autre que tarifaire)1,5 mm²16 Aligne de l'édition 2024

Sources : tableau reproduit par Hager (NF C 15-100-10, édition 2024). Cuivre. Le tableau ne précise pas le mode de pose (point ouvert) : une pose défavorable (isolant, circuits groupés) ou une grande longueur peuvent imposer une section plus forte.

S'y ajoutent les convecteurs et panneaux rayonnants jusqu'à 3 500 W et le plancher chauffant jusqu'à 1 700 W, toujours sous 16 A. Au-delà, le chauffage passe en 2,5 mm² : voir la section de câble d'un radiateur électrique.

Le 1,5 mm² est admis pour les prises, 8 socles au plus. On lit parfois qu'il serait réservé à l'éclairage ou limité à 5 prises : Nexans, Legrand, Promotelec et Hager l'admettent sous 16 A jusqu'à 8 socles. La comparaison est sur la page 1,5 ou 2,5 pour une prise.

16 A ou 10 A : quel disjoncteur sur du 1,5 mm² ?

16 A au plus, en courbe C (la courbe par défaut). Le 10 A est courant pour l'éclairage, mais il n'est pas imposé : il protège le câble aussi bien et coupe plus tôt. La VMC et le fil pilote du chauffage se protègent en 2 A.

Un 20 A sur du 1,5 mm² est exclu : le tableau des circuits l'interdit, quelle que soit la pose. Sous conduit, la règle Ib ≤ In ≤ Iz (Schneider) l'exclut aussi : le calibre ne dépasse jamais le courant admissible du câble, ici 17,5 A.

Ne montez jamais le calibre

Si un disjoncteur saute, ne le remplacez jamais par un calibre plus fort : il est choisi pour le câble qu'il protège. Un 20 A sur du 1,5 mm² laisse le câble chauffer sans couper.

Dans un isolant, 16 A devient trop

Un conduit noyé dans un isolant thermique (le doublage d'un mur, des combles isolés) ramène le 1,5 mm² à 13,5 A. Deux circuits encastrés côte à côte le ramènent à 14 A. Dans les deux cas, le courant admissible passe sous les 16 A du disjoncteur.

Les sources lues ne disent pas si le tableau des circuits suppose une pose courante. Le site le signale par un avertissement, sans prétendre que la norme l'interdit : dans ces poses, le 2,5 mm² ou un calibre de 10 A laissent de la marge.

Chaque circuit passe aussi sous un différentiel 30 mA, qui coupe quand une partie du courant fuit hors du circuit, par exemple à travers une personne. Pour l'éclairage, les prises et les volets, le type AC ou A convient (Legrand, Hager).

Quelle longueur maximale pour du 1,5 mm² ?

Elle dépend du courant et de l'usage. La chute de tension est la tension perdue dans le câble, d'autant plus forte que le câble est long, fin et chargé. Elle est limitée à 3 % pour l'éclairage et 5 % pour les autres usages, des bornes de sortie du disjoncteur de branchement, posé par Enedis à côté du compteur, jusqu'à l'appareil.

L'outil en haut de page part d'un circuit de 20 m chargé à 16 A, son disjoncteur :

Câble de 1,5 mm² sur 20 m, 16 A : chute de 9,81 V, soit 4,3 %.

C'est sous la limite de 5 % des prises, mais au-delà des 3 % de l'éclairage. Un circuit d'éclairage tire rarement 16 A : avec 5 A de lampes, la même longueur perd beaucoup moins.

Câble de 1,5 mm² sur 20 m, 5 A : chute de 3,07 V, soit 1,3 %.

Le calcul complet d'un circuit d'éclairage de 800 W sur 30 m montre que le 1,5 mm² suffit encore :

Exemple : éclairage, 800 W, 30 m, monophasé, cuivre

  1. I = 800 / 230 = 3,5 A
  2. Circuit éclairage : 1,5 mm² au moins, disjoncteur de 16 A au plus (tableau des circuits, édition 2024)
  3. Disjoncteur : 16 A, car Ib 3,5 A ≤ In 16 A ≤ Iz 17,5 A
  4. Échauffement : 1,5 mm² encastré sous conduit admet 17,5 A, au moins égal aux 16 A du disjoncteur
  5. Chute de tension : u = 2 × 0,023 × 30 / 1,5 × 3,5 = 3,2 V, soit 3,2 / 230 = 1,4 %
  6. Limite : 3 % (éclairage)
  7. Section retenue : 1,5 mm², imposée par le circuit

1,5 mm², disjoncteur 16 A, chute 1,4 % (3,2 V), câble R2V 3G1,5, différentiel 30 mA type AC ou A.

La chute du câble entre le disjoncteur de branchement et le tableau s'ajoute à celle du circuit. Pour un circuit de prises long ou très chargé, passez au câble de 2,5 mm² ; les longueurs de chaque section sont dans le tableau de chute de tension.

Quel diamètre pour un fil 1,5 mm² et un câble 3G1,5 ?

L'âme d'un fil plein de 1,5 mm² mesure environ 1,38 mm de diamètre (calcul : section = π × d² ÷ 4), 1,4 mm sur une fiche de fabricant. Un fil conforme peut mesurer 1,35 mm, car la norme des conducteurs (IEC 60228) définit la section par la résistance. Un fil plein de plus de 1,5 mm n'est pas un 1,5 mm².

Coupez, puis vérifiez

Avant de toucher un fil, coupez le courant au disjoncteur général, puis vérifiez l'absence de tension sur chaque conducteur avec un vérificateur d'absence de tension (VAT). Mesurez ensuite le métal nu, jamais l'isolant.

Isolé, un fil H07V-U de 1,5 mm² mesure 2,6 à 3,2 mm : à l'œil, il ressemble à l'âme nue d'un 6 mm². Un câble U-1000 R2V 3G1,5 fait au plus 11,0 mm de diamètre extérieur, un 5G1,5 au plus 13,0 mm (Prysmian).

« 3G1,5 » désigne trois conducteurs de 1,5 mm² chacun, dont un vert et jaune : pas un câble de 4,5 mm². La lecture des désignations est sur la page des types de câbles, la mesure pas à pas sur la page diamètre et section.

Et le 1,5 mm² souple ?

Un câble souple de 1,5 mm² (H05VV-F, le cordon des appareils et des rallonges) n'est pas un câble d'installation fixe. Ses brins fins donnent une âme d'environ 1,6 mm, plus grosse qu'un fil plein de même section.

Les tables de courant admissible lues par le site ne couvrent pas les cordons souples : il ne leur attribue donc aucune puissance. Fiez-vous à l'indication du fabricant.

Et maintenant

Réglez l'outil en haut de page sur votre longueur et votre courant. Pour comparer avec les autres sections, voyez toutes les sections de 0,75 à 35 mm² ou le tableau des sections par circuit. Le calculateur de section choisit la section d'un circuit complet, et les règles de sécurité disent quand appeler un électricien.

Questions fréquentes

Quelle puissance pour un câble de 1,5 mm² ?

3 680 W au plus sous 230 V : c'est la puissance au calibre maximal de son disjoncteur, 16 A × 230 V. Ce n'est pas le courant admissible multiplié par 230 : le disjoncteur doit couper avant que le câble chauffe. Sur une grande longueur, la chute de tension peut imposer du 2,5 mm² bien avant cette puissance.

Peut-on mettre des prises sur du 1,5 mm² ?

Oui, 8 socles au plus sous un disjoncteur de 16 A, dans l'édition 2002 (Nexans) comme dans l'édition 2024 (Hager) de la norme. Le 1,5 mm² n'est pas réservé à l'éclairage. Dans un conduit noyé dans un isolant, préférez le 2,5 mm² : voir la page 1,5 ou 2,5 pour une prise.

Combien de points lumineux sur un circuit en 1,5 mm² ?

8 points d'éclairage au plus par circuit, sous 16 A. Dans l'édition 2024 de la norme, les spots et bandeaux lumineux se comptent à raison d'un point par tranche de 300 VA. Le détail est sur la page section de câble de l'éclairage.

Quelle est la section totale d'un câble 3G1,5 ?

La section se lit par conducteur : 3G1,5 désigne trois conducteurs de 1,5 mm² chacun, dont un vert et jaune pour la terre. Ce n'est pas un câble de 4,5 mm². Le courant circule dans la phase et revient par le neutre : c'est la section d'un conducteur, 1,5 mm², qui compte.

Quelle puissance pour du 1,5 mm² souple ?

Le site n'en donne pas. Un câble souple de 1,5 mm² (cordon H05VV-F, rallonge) est un cordon d'appareil, dont le fabricant fixe la charge, et les tables de courant admissible lues par le site ne couvrent pas les cordons souples. Respectez l'indication du fabricant.