Aller au contenu
section-cable.fr

Section de câble d'une plaque de cuisson

W
m
Réseau
Matériau
Pose du câble et chute en amont
A
%
Plan : le câble du circuit part du tableau électrique du hall et parcourt 12 m ; câble R2V 3G6 protégé par un disjoncteur de 32 A.

Section conseillée : 6 mm²

Disjoncteur
32 A
Chute de tension
1,3 % (2,9 V)
Câble à acheter :
R2V 3G6

Raison du choix

Section imposée par le circuit plaque de cuisson ou cuisinière : 6 mm² minimum, protégé en 32 A au plus.

Option rejetée

2,5 mm² : trop fin, supporte 20 A au plus ; il chaufferait à 31,3 A.

Voir le calcul

Section imposée par le circuit plaque de cuisson ou cuisinière : 6 mm² minimum, protégé en 32 A au plus. 4 mm² tiendrait l'échauffement et la chute de tension, mais le tableau des circuits ne l'admet pas pour ce circuit. 2,5 mm² : trop fin, supporte 20 A au plus (24 A admissibles dans cette pose) ; il chaufferait à 31,3 A.

  1. I = 7 200 / 230 = 31,3 A
  2. Circuit plaque de cuisson ou cuisinière : 6 mm² au moins, disjoncteur de 32 A au plus (tableau des circuits, édition 2024)
  3. Disjoncteur : 32 A, car Ib 31,3 A ≤ In 32 A ≤ Iz 41 A
  4. Échauffement : 6 mm² encastré sous conduit admet 41 A, au moins égal aux 32 A du disjoncteur
  5. Chute de tension : u = 2 × 0,023 × 12 / 6 × 31,3 = 2,88 V, soit 2,88 / 230 = 1,3 %
  6. Limite : 5 % (autres usages)
  7. Section retenue : 6 mm², imposée par le circuit

Différentiel 30 mA de type A. Sous conduit, des fils H07V-U de 6 mm² conviennent aussi.

Coupez le courant au disjoncteur général avant toute intervention.
Le site ne remplace pas un électricien.

Sections par circuit

CircuitSectionDisjoncteur
Éclairage1,5 mm²16 A
Prises2,5 mm²20 A
Plaque de cuisson6 mm²32 A
Chauffe-eau2,5 mm²20 A

La plaque de cuisson a son circuit propre, souvent le plus gros du logement en monophasé. Voici la section à acheter, le disjoncteur qui va avec, et les cas où la pose ou la longueur imposent plus.

En bref

En monophasé, une plaque de cuisson se raccorde en 6 mm² sous un disjoncteur de 32 A au plus, câble R2V 3G6, même pour une petite plaque. En triphasé, 2,5 mm² sous 20 A, câble 5G2,5. Le différentiel 30 mA de ce circuit est de type A. Le four a son propre circuit en 2,5 mm².

Mis à jour le par la rédaction. Notre méthode

Quelle section de câble pour une plaque de cuisson ?

En monophasé : 6 mm², avec un disjoncteur de 32 A au plus. En triphasé : 2,5 mm² sous 20 A. La section est la surface de la coupe du métal d'un conducteur, en mm² ; le disjoncteur est l'appareil du tableau qui coupe le circuit en cas de surcharge ou de court-circuit.

Section minimale et calibre maximal : plaque de cuisson ou cuisinière (monophasé), plaque de cuisson ou cuisinière (triphasé) (cuivre, édition 2024)
CircuitSectionDisjoncteurLimites
Plaque de cuisson ou cuisinière (monophasé)6 mm²32 Aboîte de connexion ou prise 32 A
Plaque de cuisson ou cuisinière (triphasé)2,5 mm²20 Aboîte de connexion ou prise 20 A, câble 5G2,5

Sources : tableau reproduit par Hager (NF C 15-100-10, édition 2024). Cuivre. Le tableau ne précise pas le mode de pose (point ouvert) : une pose défavorable (isolant, circuits groupés) ou une grande longueur peuvent imposer une section plus forte.

Ces valeurs de la norme NF C 15-100, qui fixe les règles des installations électriques à basse tension, sont identiques dans l'édition 2002 (Nexans) et dans l'édition 2024 (Hager). Le monophasé (une phase et un neutre, 230 V) est le cas de la plupart des logements.

Le câble à acheter :

  • monophasé : U-1000 R2V 3G6, trois conducteurs de 6 mm² chacun (phase brune, neutre bleu, terre vert-jaune), ou trois fils H07V-U de 6 mm² sous conduit ;
  • triphasé : R2V 5G2,5, cinq conducteurs de 2,5 mm² (trois phases, neutre, terre).

Plaque à induction ou vitrocéramique : même câble ?

Oui. Le tableau parle de « plaque de cuisson ou cuisinière », sans distinguer l'induction, la vitrocéramique ou la fonte. La section dépend du réseau, pas du type de foyer.

Et une petite plaque de 2 feux ?

Elle reste sur un circuit de plaque, en 6 mm² sous 32 A. Une section plus faible tiendrait physiquement, mais le tableau ne l'admet pas pour ce circuit. Exemple d'une plaque 2 feux de 3 600 W à 12 m :

Exemple : plaque de cuisson ou cuisinière (monophasé), 3 600 W, 12 m, cuivre

  1. I = 3 600 / 230 = 15,7 A
  2. Circuit plaque de cuisson ou cuisinière : 6 mm² au moins, disjoncteur de 32 A au plus (tableau des circuits, édition 2024)
  3. Disjoncteur : 32 A, car Ib 15,7 A ≤ In 32 A ≤ Iz 41 A
  4. Échauffement : 6 mm² encastré sous conduit admet 41 A, au moins égal aux 32 A du disjoncteur
  5. Chute de tension : u = 2 × 0,023 × 12 / 6 × 15,7 = 1,44 V, soit 1,44 / 230 = 0,63 %
  6. Limite : 5 % (autres usages)
  7. Section retenue : 6 mm², imposée par le circuit

6 mm², disjoncteur 32 A, chute 0,6 % (1,44 V), câble R2V 3G6, différentiel 30 mA type A.

Four et plaque à induction : un câble ou deux ?

Deux circuits. La plaque a le sien, en 6 mm² sous 32 A ; le four a le sien, en 2,5 mm² sous 20 A. Les tableaux des deux éditions de la norme les traitent comme deux circuits distincts.

Une cuisinière, qui réunit four et plaque dans un même appareil (un piano de cuisson, par exemple), se branche sur le circuit de la plaque. Le détail du four est sur la page section de câble d'un four.

Comment lire le calcul en haut de page ?

Le calculateur est réglé sur une plaque de 7 200 W à 12 m du tableau, en monophasé. Il applique trois contrôles et dit lequel impose la section :

  1. le circuit : le tableau des circuits demande 6 mm² et 32 A au plus ;
  2. l'échauffement : le courant admissible, noté Iz, est le courant qu'un câble supporte en permanence sans dépasser sa température limite ; le disjoncteur doit rester entre le courant de la plaque et Iz (règle Ib ≤ In ≤ Iz, Schneider) ;
  3. la chute de tension : la tension perdue dans le câble, limitée à 5 % de 230 V pour une plaque.

Pour une plaque, c'est presque toujours le circuit qui décide : à 12 m, le 4 mm² tiendrait l'échauffement et la chute, mais le tableau ne l'admet pas. L'option rejetée affichée, 2,5 mm², chaufferait à ce courant.

Quand la pose ou la longueur imposent plus

Le courant admissible dépend de la pose. Un conduit noyé dans un isolant thermique réduit ce que le câble supporte, et le 6 mm² ne tient plus 32 A. Même plaque, même longueur, dans un isolant :

Exemple : plaque de cuisson ou cuisinière (monophasé), 7 200 W, 12 m, cuivre, conduit noyé dans un isolant thermique (doublage, combles isolés)

  1. I = 7 200 / 230 = 31,3 A
  2. Circuit plaque de cuisson ou cuisinière : 6 mm² au moins, disjoncteur de 32 A au plus (tableau des circuits, édition 2024)
  3. Disjoncteur : 32 A, car Ib 31,3 A ≤ In 32 A ≤ Iz 43,9 A
  4. Échauffement : 10 mm² conduit noyé dans un isolant thermique admet 57 A × 0,77 = 43,9 A, au moins égal aux 32 A du disjoncteur
  5. Chute de tension : u = 2 × 0,023 × 12 / 10 × 31,3 = 1,73 V, soit 1,73 / 230 = 0,75 %
  6. Limite : 5 % (autres usages)
  7. Section retenue : 10 mm², imposée par l'échauffement

10 mm², disjoncteur 32 A, chute 0,8 % (1,73 V), câble R2V 3G10, différentiel 30 mA type A.

  • Pose défavorable (conduit noyé dans un isolant thermique) : le câble supporte moins de courant (facteur 0,77). Le calcul applique ce facteur ; le tableau des circuits ne dit pas pour quelle pose il est établi (point ouvert) : faites vérifier par un électricien.

Sur une grande longueur, la chute de tension augmente. Une plaque de 7 200 W à 40 m du tableau reste en 6 mm², mais le 4 mm² ne passerait plus, même si le tableau l'admettait :

Exemple : plaque de cuisson ou cuisinière (monophasé), 7 200 W, 40 m, cuivre

  1. I = 7 200 / 230 = 31,3 A
  2. Circuit plaque de cuisson ou cuisinière : 6 mm² au moins, disjoncteur de 32 A au plus (tableau des circuits, édition 2024)
  3. Disjoncteur : 32 A, car Ib 31,3 A ≤ In 32 A ≤ Iz 41 A
  4. Échauffement : 6 mm² encastré sous conduit admet 41 A, au moins égal aux 32 A du disjoncteur
  5. Chute de tension : u = 2 × 0,023 × 40 / 6 × 31,3 = 9,6 V, soit 9,6 / 230 = 4,2 %
  6. Limite : 5 % (autres usages)
  7. Section retenue : 6 mm², imposée par le circuit

6 mm², disjoncteur 32 A, chute 4,2 % (9,6 V), câble R2V 3G6, différentiel 30 mA type A.

La chute du câble entre le compteur et le tableau s'ajoute à celle du circuit : saisissez-la dans « Chute déjà prise en amont ». La méthode est sur la page chute de tension.

En triphasé : 2,5 mm² et 20 A

Le triphasé (trois phases et un neutre, 400 V entre deux phases) répartit la plaque sur trois conducteurs : chaque phase porte environ un tiers du courant. Le tableau descend alors à 2,5 mm² sous 20 A, avec un câble 5G2,5.

Exemple : plaque de cuisson ou cuisinière (triphasé), 7 200 W, 12 m, cuivre

  1. I = 7 200 / (√3 × 400) = 10,4 A
  2. Circuit plaque de cuisson ou cuisinière : 2,5 mm² au moins, disjoncteur de 20 A au plus (tableau des circuits, édition 2024)
  3. Disjoncteur : 20 A, car Ib 10,4 A ≤ In 20 A ≤ Iz 21 A
  4. Échauffement : 2,5 mm² encastré sous conduit admet 21 A, au moins égal aux 20 A du disjoncteur
  5. Chute de tension : u = 1 × 0,023 × 12 / 2,5 × 10,4 = 1,15 V, soit 1,15 / 230 = 0,5 %
  6. Limite : 5 % (autres usages)
  7. Section retenue : 2,5 mm², imposée par le circuit

2,5 mm², disjoncteur 20 A, chute 0,5 % (1,15 V), câble R2V 5G2,5, différentiel 30 mA type A.

Cette ligne vaut pour une plaque raccordée sur les trois phases. Raccordée sur une seule phase, une plaque se calcule en monophasé : 6 mm² sous 32 A. Le calcul complet en 400 V est sur la page triphasé.

Quel disjoncteur et quel différentiel ?

32 A au plus en monophasé, 20 A au plus en triphasé, en courbe C, la courbe par défaut. On lit parfois des calculateurs qui proposent 40 A sur du 6 mm² : aucune des deux tables ne le prévoit pour ce circuit.

Coupez, vérifiez, et ne montez jamais le calibre

Avant de toucher un fil, coupez le courant au disjoncteur général, puis vérifiez l'absence de tension sur chaque conducteur avec un vérificateur d'absence de tension (VAT). Si le disjoncteur de la plaque saute, ne le remplacez jamais par un calibre plus fort : il est choisi pour le câble qu'il protège.

Le circuit de la plaque passe sous un différentiel 30 mA de type A, obligatoire dans les deux éditions. Le différentiel coupe quand une partie du courant fuit hors du circuit, par exemple à travers une personne ; le type A détecte plus de formes de courant de fuite que le type AC.

Quelle puissance de compteur pour une plaque à induction ?

Aucune source officielle ne fixe de puissance minimale. La puissance de l'abonnement se compte en kVA (kilovoltampères), l'unité de la puissance apparente ; pour un appareil qui chauffe, 1 kVA vaut 1 kW.

  • Le compteur Linky ne coupe pas tant que la puissance appelée reste sous 1,3 fois la puissance souscrite (Enedis). Avec 6 kVA, la coupure devient possible au-delà de 7,8 kVA.
  • Une plaque de 7 200 W seule passe donc sous ce seuil. Avec le four ou le chauffe-eau en même temps, elle le dépasse.
  • Cette marge sert à passer des pointes de quelques minutes : ne comptez pas dessus pour dépasser durablement la puissance souscrite.

La méthode officielle consiste à lire la puissance maximale atteinte sur le Linky ou dans l'espace client Enedis. Le bilan des appareils est sur la page puissance du compteur, et la conduite à tenir après une coupure sur la page Linky : puissance dépassée.

Et maintenant

Réglez le calculateur en haut de page sur la puissance de votre plaque, lue sur sa plaque signalétique, et sur la longueur réelle du câble. Comparez avec les autres circuits dans le tableau des sections, puis relisez les règles de sécurité avant de raccorder.

Questions fréquentes

Peut-on brancher une plaque à induction en 2,5 mm² ?

En monophasé, non : le tableau des circuits demande 6 mm² sous 32 A, même pour une petite plaque. En triphasé, oui : 2,5 mm² sous 20 A, avec un câble 5G2,5 (trois phases, neutre et terre), selon les tableaux reproduits par Nexans et Hager.

Faut-il un disjoncteur 32 A ou 40 A pour une plaque de cuisson ?

32 A au plus sur du 6 mm², dans les deux éditions de la norme. Un 40 A sur du 6 mm² ne figure dans aucune table pour ce circuit. Si le disjoncteur de la plaque saute, cherchez la cause : ne montez jamais le calibre.

Quel différentiel pour une plaque de cuisson ?

Un différentiel 30 mA de type A, obligatoire pour la plaque de cuisson ou la cuisinière dans l'édition 2002 (amendement A5) comme dans l'édition 2024 (Legrand, Hager). Le type A est aussi exigé pour le lave-linge et la recharge du véhicule.

Prise 32 A ou boîte de connexion pour une plaque ?

Les deux sont admises par le tableau des circuits : une boîte de connexion ou une prise 32 A en monophasé, une boîte ou une prise 20 A en triphasé. Le câble et le disjoncteur restent les mêmes.

Quelle section pour une plaque vitrocéramique de 6 000 W ?

La même que pour l'induction : 6 mm² sous 32 A en monophasé, 2,5 mm² sous 20 A en triphasé. Le type de foyer ne change pas le circuit. Au-delà de 32 A en monophasé (plus de 7 360 W environ), le circuit de la plaque ne suffit plus : faites étudier l'installation par un électricien.

Quelle puissance de compteur pour une plaque à induction ?

Il n'existe pas de puissance minimale officielle. Le Linky ne coupe pas tant que la puissance appelée reste sous 1,3 fois la puissance souscrite : une plaque de 7 200 W seule tient sous un 6 kVA (seuil de 7,8 kVA), pas avec le four et le chauffe-eau en même temps. Cette marge est faite pour des pointes, pas pour un usage durable. La méthode est sur la page puissance du compteur.