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Tableau des sections de câble

Section minimale et disjoncteur de chaque circuit du logement, d'après la NF C 15-100 de 2024 et de 2002.

Le tableau des circuits du logement donne, pour chaque usage, la section minimale du câble et le calibre maximal du disjoncteur. Voici ce tableau, d'où il vient, et les deux cas où il ne suffit pas : une pose qui chauffe et une grande longueur.

En bref

En cuivre : 1,5 mm² sous 16 A pour l'éclairage et 8 prises au plus, 2,5 mm² sous 20 A pour 12 prises et les appareils (four, lave-linge, chauffe-eau), 6 mm² sous 32 A pour une plaque de cuisson en monophasé, 10 mm² sous 40 A pour une borne de 7,4 kW. Le disjoncteur se choisit pour le câble, jamais plus fort. Ces sections sont des minimums : un câble long ou posé dans un isolant peut demander plus.

Mis à jour le par la rédaction. Notre méthode

Quelle section de câble pour chaque circuit ?

La section est la surface de la coupe du métal d'un conducteur, en mm². Elle se lit par conducteur : « 3G2,5 » veut dire trois conducteurs de 2,5 mm² chacun, pas 7,5 mm².

Le tableau ci-dessous donne, pour chaque type de circuit, la section minimale en cuivre et le calibre maximal du disjoncteur. Le calibre est l'intensité pour laquelle un disjoncteur est construit (16 A, 20 A, 32 A) : au-delà, il finit par couper.

Section minimale et calibre maximal par circuit, cuivre (NF C 15-100, édition 2024, d'après les sources gratuites)
CircuitSectionDisjoncteurLimites
Éclairage1,5 mm²16 A8 points lumineux par circuit ; spots et bandeaux : 1 point par tranche de 300 VA (édition 2024)
Prises commandées1,5 mm²16 Acomptées comme points d'éclairage ; 2 socles par interrupteur dans la même pièce
Prises de courant en 1,5 mm²1,5 mm²16 A8 socles 16 A 2P+T au plus
Prises de courant en 2,5 mm²2,5 mm²20 A12 socles 16 A 2P+T au plus
Prises de la cuisine2,5 mm²20 A6 socles au plus, circuit dédié (hors circuits spécialisés)
Lave-linge2,5 mm²20 Aun circuit spécialisé par appareil
Lave-vaisselle2,5 mm²20 Aun circuit spécialisé par appareil
Sèche-linge2,5 mm²20 Aun circuit spécialisé par appareil
Four2,5 mm²20 Aun circuit spécialisé
Réfrigérateur, congélateur2,5 mm²20 Acircuit spécialisé conseillé, différentiel 30 mA de préférence à immunité renforcée
Plaque de cuisson ou cuisinière (monophasé)6 mm²32 Aboîte de connexion ou prise 32 A
Plaque de cuisson ou cuisinière (triphasé)2,5 mm²20 Aboîte de connexion ou prise 20 A, câble 5G2,5
Chauffe-eau électrique2,5 mm²20 Aà accumulation ; chauffe-eau instantané : notice du fabricant
Volets roulants1,5 mm²16 Aun circuit pour l'ensemble (Legrand), deux conseillés (Hager)
VMC1,5 mm²2 Ajusqu'à 16 A dans des cas particuliers
Fil pilote, asservissement tarifaire, gestionnaire d'énergie1,5 mm²2 A
Circuit de commande (autre que tarifaire)1,5 mm²16 Aligne de l'édition 2024
Convecteurs, panneaux radiants 230 V1,5 mm²16 A3 500 W au plus ; puissance du circuit au plus 3 500, 4 500, 5 750 ou 7 250 W selon la section
Convecteurs, panneaux radiants 230 V2,5 mm²20 A4 500 W au plus ; puissance du circuit au plus 3 500, 4 500, 5 750 ou 7 250 W selon la section
Convecteurs, panneaux radiants 230 V4 mm²25 A5 750 W au plus ; puissance du circuit au plus 3 500, 4 500, 5 750 ou 7 250 W selon la section
Convecteurs, panneaux radiants 230 V6 mm²32 A7 250 W au plus ; puissance du circuit au plus 3 500, 4 500, 5 750 ou 7 250 W selon la section
Plancher chauffant 230 V1,5 mm²16 A1 700 W au plus ; différentiel 30 mA pour 7,5 kW au plus en 230 V
Plancher chauffant 230 V2,5 mm²20 A3 400 W au plus ; différentiel 30 mA pour 7,5 kW au plus en 230 V
Plancher chauffant 230 V4 mm²32 A4 200 W au plus ; différentiel 30 mA pour 7,5 kW au plus en 230 V
Plancher chauffant 230 V6 mm²40 A5 400 W au plus ; différentiel 30 mA pour 7,5 kW au plus en 230 V
Plancher chauffant 230 V10 mm²50 A7 500 W au plus ; différentiel 30 mA pour 7,5 kW au plus en 230 V
Autres circuits, alimentation d'un tableau divisionnaire1,5 mm²16 Aau-delà de 6 mm² et 32 A : section par le courant admissible et la chute de tension
Autres circuits, alimentation d'un tableau divisionnaire2,5 mm²20 Aau-delà de 6 mm² et 32 A : section par le courant admissible et la chute de tension
Autres circuits, alimentation d'un tableau divisionnaire4 mm²25 Aau-delà de 6 mm² et 32 A : section par le courant admissible et la chute de tension
Autres circuits, alimentation d'un tableau divisionnaire6 mm²32 Aau-delà de 6 mm² et 32 A : section par le courant admissible et la chute de tension
Prise renforcée ou borne de recharge 16 A (3,7 kW mono, 11 kW tri)2,5 mm²20 Acircuit spécialisé
Borne de recharge 32 A (7,4 kW mono, 22 kW tri)10 mm²40 Acircuit spécialisé ; dimensionnement selon le courant assigné de la borne ou le courant maximal configuré, indiqué sur la borne (art. 722.31)

Sources : tableau reproduit par Hager (NF C 15-100-10, édition 2024). Cuivre. Le tableau ne précise pas le mode de pose (point ouvert) : une pose défavorable (isolant, circuits groupés) ou une grande longueur peuvent imposer une section plus forte.

Ces valeurs viennent de la norme NF C 15-100, qui fixe les règles des installations électriques à basse tension, telle que Hager la reproduit pour l'édition 2024. Le tableau de l'édition 2002, reproduit par Nexans, donne les mêmes sections et les mêmes calibres, à une valeur près (plus bas) ; la ligne du circuit de commande (autre que tarifaire) n'y figure pas.

Trois lignes demandent une précision :

  • Les prises en 1,5 mm² sont admises sous 16 A et pour 8 socles au plus. Le 2,5 mm² monte à 20 A et 12 socles.
  • Le chauffage : « un circuit par tranche de 4 500 W » vaut pour le 2,5 mm². En 4 mm², le circuit admet 5 750 W, en 6 mm² 7 250 W.
  • Le « circuit 16 A » de l'électroménager désigne en principe le socle de prise 16 A : la protection reste 20 A au plus sur 2,5 mm², selon la lecture du guide Hager.

Quel disjoncteur pour quelle section de câble ?

Le disjoncteur divisionnaire est l'appareil du tableau qui coupe un circuit en cas de surcharge ou de court-circuit. Il protège le câble contre l'échauffement : son calibre se choisit d'après la section, pas d'après l'appareil branché au bout.

La règle s'écrit Ib ≤ In ≤ Iz (Schneider) : le courant appelé (Ib) reste sous le calibre du disjoncteur (In), qui reste sous le courant admissible du câble (Iz). Le courant admissible est le courant qu'un câble supporte en permanence sans dépasser sa température limite.

En logement, cela donne les couples à retenir :

  • 1,5 mm² : 16 A au plus (2 A pour la VMC et le fil pilote) ;
  • 2,5 mm² : 20 A ;
  • 4 mm² : 25 A (32 A en plancher chauffant) ;
  • 6 mm² : 32 A (40 A en plancher chauffant) ;
  • 10 mm² : 40 A pour une borne de recharge (50 A en plancher chauffant).

Les calibres normalisés courants en logement sont 2, 6, 10, 16, 20, 25, 32, 40, 50 et 63 A, en courbe C par défaut. Le 10 A est courant en éclairage, sans être imposé. Les coupe-circuits à fusibles sont interdits en neuf comme en rénovation (Hager, Legrand).

Un disjoncteur qui saute n'est pas trop petit

Si un disjoncteur saute, ne le remplacez jamais par un calibre plus fort : il est choisi pour le câble qu'il protège. Un 2,5 mm² protégé en 32 A peut chauffer sans que rien ne coupe. Cherchez plutôt l'appareil en trop ou en défaut sur le circuit, ou créez un circuit de plus. S'il saute encore sans rien de branché, faites vérifier le circuit par un électricien.

Que dit la norme NF C 15-100 sur les sections ?

La NF C 15-100 est payante : le site ne la lit pas et ne la reproduit pas. Il la cite par ce qu'en publient gratuitement les fabricants (Hager, Nexans, Legrand, Schneider) et les organismes du secteur (Promotelec, Consuel, Enedis).

Deux éditions coexistent :

  • 2002, avec ses amendements A1 à A5 (A5 de 2015 pour le logement). Consuel présente l'A5 comme la dernière mise à jour de cette édition : il n'existe pas d'amendement A6.
  • 2024, une série de 21 parties publiée en août 2024, dont la NF C 15-100-10 pour les bâtiments d'habitation. Consuel l'applique aux rénovations depuis septembre 2025 et aux installations neuves depuis avril 2026, sauf déclaration contraire.

Entre les deux, une seule valeur chiffrée du tableau change : le plancher chauffant de 3 400 W en 2,5 mm², protégé en 25 A en 2002 et en 20 A en 2024. Les sources ne disent pas pourquoi. Le site retient 20 A.

Section minimale et calibre maximal : plancher chauffant 230 V (cuivre, édition 2002)
CircuitSectionDisjoncteurLimites
Plancher chauffant 230 V1,5 mm²16 A1 700 W au plus ; différentiel 30 mA pour 7,5 kW au plus en 230 V
Plancher chauffant 230 V2,5 mm²25 A3 400 W au plus ; différentiel 30 mA pour 7,5 kW au plus en 230 V
Plancher chauffant 230 V4 mm²32 A4 200 W au plus ; différentiel 30 mA pour 7,5 kW au plus en 230 V
Plancher chauffant 230 V6 mm²40 A5 400 W au plus ; différentiel 30 mA pour 7,5 kW au plus en 230 V
Plancher chauffant 230 V10 mm²50 A7 500 W au plus ; différentiel 30 mA pour 7,5 kW au plus en 230 V

Sources : tableau reproduit par Nexans (édition 2002 et ses amendements). Cuivre. Le tableau ne précise pas le mode de pose (point ouvert) : une pose défavorable (isolant, circuits groupés) ou une grande longueur peuvent imposer une section plus forte.

Pourquoi un abaque ne suffit pas toujours ?

Le tableau des circuits donne un minimum, pour du cuivre ; il ne dit rien de la pose ni de la longueur. Deux situations peuvent obliger à monter d'une section : une pose où le câble refroidit mal, et une grande longueur.

Quand la pose fait chauffer le câble

Le courant admissible dépend de la façon dont le câble est posé. Les tables reproduites par Schneider et par le guide SéQuélec donnent ces valeurs à 30 °C, pour un circuit seul :

Courant admissible des sections courantes en cuivre (monophasé, 30 °C)
SectionEncastré sous conduitCâble apparentDiamètre de l'âme
1,5 mm²17,5 A24 A1,4 mm
2,5 mm²24 A33 A1,8 mm
4 mm²32 A45 A2,3 mm
6 mm²41 A58 A2,8 mm
10 mm²57 A80 A3,5 mm
16 mm²76 A107 A4,8 mm
25 mm²96 A138 A6 mm
35 mm²119 A169 A7 mm

Les sections de 0,75 et 1 mm² ne figurent pas : ce sont des conducteurs de cordons et d'appareils, sans valeur de courant admissible pour une pose fixe dans les tables lues. Courant que le câble supporte en permanence sans chauffer au-delà de ce que tolère son isolant. Le disjoncteur doit rester au plus égal à cette valeur, et le tableau des circuits fixe souvent un calibre plus bas.

Un conduit noyé dans un isolant thermique réduit ce courant (facteur 0,77) : le 1,5 mm² descend alors à 13,5 A, sous les 16 A de son disjoncteur. Deux circuits groupés dans une même paroi (facteur 0,80) le ramènent à 14 A. Les sources ne disent pas si la norme l'interdit ; le calculateur le signale par un avertissement.

Quand le câble est long

Plus le câble est long, plus la tension se perd en route : c'est la chute de tension. Elle est limitée à 3 % pour l'éclairage et 5 % pour les autres usages, du disjoncteur de branchement jusqu'à l'appareil. Un circuit de prises en 2,5 mm² tiré sur 40 m la dépasse :

Exemple : prises de courant en 2,5 mm², 40 m, monophasé, cuivre

  1. Sans puissance saisie, l'intensité est prise égale au calibre du circuit : 20 A (hypothèse prudente)
  2. Circuit prises de courant en 2,5 mm² : 2,5 mm² au moins, disjoncteur de 20 A au plus (tableau des circuits, édition 2024)
  3. Disjoncteur : 20 A, car Ib 20 A ≤ In 20 A ≤ Iz 32 A
  4. Échauffement : 4 mm² encastré sous conduit admet 32 A, au moins égal aux 20 A du disjoncteur
  5. Chute de tension : u = 2 × 0,023 × 40 / 4 × 20 = 9,2 V, soit 9,2 / 230 = 4 %
  6. Limite : 5 % (autres usages)
  7. Section retenue : 4 mm², imposée par la chute de tension

4 mm², disjoncteur 20 A, chute 4 % (9,2 V), câble R2V 3G4, différentiel 30 mA type AC ou A.

  • Aucune puissance saisie : calcul au calibre du circuit, le cas le plus chargé.

Le tableau autorisait 2,5 mm², la longueur impose 4 mm². Les longueurs maximales par section sont sur la page chute de tension selon la longueur du câble.

Quelle section de câble pour alimenter le tableau électrique ?

Le câble qui va du disjoncteur de branchement (posé par Enedis à côté du compteur) au tableau se dimensionne sur le calibre maximal de ce disjoncteur, pas sur la puissance souscrite (Promotelec). Sections minimales en cuivre, d'après le guide Hager : 10 mm² pour 30 et 45 A, 16 mm² pour 60 A, 25 mm² pour 90 A.

La longueur peut imposer plus gros. Le calcul complet est sur la page section du câble entre le compteur et le tableau, et celui d'un tableau dans un garage ou un abri sur la page alimentation d'un tableau secondaire.

Combien de différentiels, et de quel type ?

Le différentiel 30 mA coupe quand une partie du courant fuit hors du circuit, par exemple à travers une personne. Il protège les personnes ; le disjoncteur protège le câble. Les règles sont les mêmes en 2002 (avec l'amendement A5) et en 2024, selon Legrand et Hager :

  • au moins deux différentiels 30 mA, et 8 circuits au plus sous chacun ;
  • l'éclairage et les prises répartis sous au moins deux différentiels ;
  • type A pour la plaque de cuisson, le lave-linge et la recharge du véhicule ; type A ou AC pour le reste.

En 2024, chaque point de recharge a son propre différentiel, et le type AC y est interdit. Le type F est recommandé, parfois exigé selon l'équipement, pour les appareils à variateur (pompe à chaleur, climatisation, pompe de piscine).

Et pour votre propre circuit ?

Le calculateur de section de câble part de ce tableau, puis vérifie l'échauffement selon la pose et la chute de tension sur votre longueur. Il dit lequel des trois contrôles impose la section, et donne le disjoncteur et le câble à acheter. Avant toute intervention, lisez les règles de sécurité pour travailler soi-même.

Questions fréquentes

Quelle section de câble pour un disjoncteur 32 A ?

Du 6 mm² en cuivre : c'est la section que le tableau des circuits associe au 32 A pour une plaque de cuisson, des convecteurs jusqu'à 7 250 W ou un autre circuit. Seul le plancher chauffant admet 32 A sur 4 mm², pour 4 200 W au plus. Un 2,5 mm² ne se protège jamais en 32 A : il est limité à 20 A (25 A pour le seul plancher chauffant de l'édition 2002).

Le 1,5 mm² est-il interdit pour les prises de courant ?

Non. Les tableaux reproduits par Nexans et Hager admettent un circuit de prises en 1,5 mm² sous un disjoncteur de 16 A, avec 8 socles au plus. En 2,5 mm², le circuit passe à 20 A et 12 socles. Le détail est sur la page 1,5 ou 2,5 pour une prise.

Quelle section entre l'interrupteur différentiel et les disjoncteurs ?

L'interrupteur différentiel protège les personnes, pas le câble : il n'impose pas de section. Le câble qui alimente le tableau, et donc ses différentiels, se dimensionne sur le calibre maximal du disjoncteur de branchement (10 mm² pour 45 A, 16 mm² pour 60 A). Pour les liaisons internes entre un différentiel et ses disjoncteurs, les sources lues ne donnent pas de section : suivez la notice du fabricant du tableau. Selon Hager, le calibre du différentiel se choisit au moins égal à celui du disjoncteur de branchement, ou d'après les disjoncteurs qu'il alimente.

Existe-t-il un tableau des sections de câble en PDF ?

Hager (édition 2024) et Nexans (édition 2002) publient gratuitement leur reproduction du tableau des circuits en PDF ; ce sont les sources de cette page, listées plus bas. La norme NF C 15-100 elle-même est vendue par l'AFNOR et n'est pas reproduite ici.

Combien pèse le cuivre d'un câble électrique ?

Environ 8,89 g par mètre et par mm² de section, calcul fait sur la masse volumique du cuivre de référence. Un câble 3G2,5 (trois conducteurs de 2,5 mm²) contient donc environ 67 g de cuivre au mètre. Le site ne donne aucun cours du cuivre ni prix de rachat.

Ce tableau vaut-il pour un câble en aluminium ?

Non, il est donné pour le cuivre. L'aluminium conduit moins bien et demande « un pas, voire deux pas de section supérieurs », selon Promotelec. Le calculateur ne le propose qu'à partir de 16 mm², par prudence, pour les longues liaisons en câble AR2V.