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Câble de 10 mm² : puissance, disjoncteur et usages

57 A sous conduit, 40 A pour une borne de 7,4 kW : le câble des bornes, du plancher chauffant et du tableau.

m
Je connais
A
Réseau
Matériau

Chute de tension : 2 %

Chute de tension
4,6 V sur 230 V
Intensité
40 A
Longueur maximale pour 3 % (éclairage)
37,5 m
Longueur maximale pour 5 % (autres usages)
62,5 m

Chute admise

2 % : sous la limite de 3 % de l'éclairage comme sous celle de 5 % des autres usages.

Échauffement

10 mm² encastré sous conduit admet 57 A, au moins les 40 A du circuit.

Voir le calcul
  1. I = 40 A (intensité saisie)
  2. Chute de tension : u = 2 × 0,023 × 25 / 10 × 40 = 4,6 V, soit 4,6 / 230 = 2 %
  3. Longueur maximale pour 3 % (éclairage) : 37,5 m ; pour 5 % (autres usages) : 62,5 m
  4. Échauffement : 10 mm² encastré sous conduit admet 57 A, au moins égal aux 40 A du circuit

Les limites de 3 % et 5 % se comptent depuis le disjoncteur de branchement : la chute du câble qui alimente le tableau s'y ajoute.

Coupez le courant au disjoncteur général avant toute intervention.
Le site ne remplace pas un électricien.

Le 10 mm² est la section des liaisons fortes d'une maison : borne de recharge, plancher chauffant, câble du tableau. Voici son intensité selon la pose, le disjoncteur qui le protège dans chaque cas, sa puissance en monophasé et en triphasé, et sa longueur utile.

En bref

Un câble de 10 mm² admet 57 A sous conduit. Dans un logement, il alimente une borne de recharge de 32 A (7,4 kW en monophasé, 22 kW en triphasé) sous un disjoncteur de 40 A (9 200 W au calibre en 230 V), un plancher chauffant jusqu'à 7 500 W sous 50 A, ou le tableau depuis un disjoncteur de branchement de 30 ou 45 A. Pour 60 A, il faut du 16 mm².

Mis à jour le par la rédaction. Notre méthode

Quelle intensité et quelle puissance pour un câble 10 mm² ?

Sous conduit, un câble de 10 mm² admet 57 A. Ce courant admissible (Iz) est le courant qu'il supporte en permanence sans dépasser sa température limite ; il change avec la pose. La section, 10 mm², est la surface de la coupe du métal d'un conducteur.

Câble de 10 mm² en cuivre : courant admissible selon la pose
PoseCourant admissible (mono)Disjoncteur au plusPuissance au plus (230 V)Courant admissible (tri)
Encastré sous conduit (fils ou câble dans une gaine ICTA, goulotte, plinthe)57 A50 A11 500 W50 A
Câble R2V fixé au mur ou au plafond (apparent)80 A63 A14 490 W70 A
Conduit noyé dans un isolant thermique (doublage, combles isolés)43,9 A40 A9 200 W38,5 A
Enterré sous fourreau (câble R2V)83,2 A63 A14 490 W69,6 A
Enterré directement dans le sol (câble armé seulement)104 A63 A14 490 W87 A

Courant admissible Iz d'après les tables reproduites par Schneider et le guide SéQuélec, à 30 °C, sans groupement. « Disjoncteur au plus » : le plus grand calibre normalisé au plus égal à Iz (règle In ≤ Iz). Le tableau des circuits peut imposer un calibre plus bas que ce maximum. Âme d'environ 3,5 mm de diamètre en rigide.

Le disjoncteur, l'appareil du tableau qui coupe en cas de surcharge ou de court-circuit, se choisit ensuite. Son calibre reste au plus égal au courant admissible (règle Ib ≤ In ≤ Iz, Schneider) et, dans un logement, au calibre que le tableau des circuits associe à l'usage.

Pour une borne de recharge, ce calibre est de 40 A, soit 9 200 W sous 230 V. Les calibres plus forts de la colonne « Disjoncteur au plus » ne valent pas pour la borne : dans le tableau des circuits, seul le plancher chauffant admet 50 A sur du 10 mm², et le reste relève d'un appareil hors tableau.

Et en triphasé ?

En triphasé (trois phases et un neutre, 400 V entre deux phases), le tableau des circuits ne cite le 10 mm² que pour la borne de recharge de 32 A : 22 kW sous 40 A, en câble 5G10 (valeur vérifiée pour l'édition 2002, probable pour l'édition 2024).

Hors de ce cas, le calibre se vérifie par le courant admissible triphasé du tableau ci-dessus. Au même calibre de 40 A par phase, un calcul à cos φ = 1 (appareil qui chauffe) donne environ 27,7 kW, soit √3 × 400 V × 40 A. La méthode est sur la page section de câble en triphasé.

À quoi sert le 10 mm² ?

Selon les tableaux de la norme NF C 15-100, qui fixe les règles des installations électriques à basse tension, reproduits par Nexans (édition 2002) et Hager (édition 2024) :

Section minimale et calibre maximal : borne de recharge 32 A (7,4 kW mono, 22 kW tri) (cuivre, édition 2024)
CircuitSectionDisjoncteurLimites
Borne de recharge 32 A (7,4 kW mono, 22 kW tri)10 mm²40 Acircuit spécialisé ; dimensionnement selon le courant assigné de la borne ou le courant maximal configuré, indiqué sur la borne (art. 722.31)

Sources : tableau reproduit par Hager (NF C 15-100-10, édition 2024). Cuivre. Le tableau ne précise pas le mode de pose (point ouvert) : une pose défavorable (isolant, circuits groupés) ou une grande longueur peuvent imposer une section plus forte.

  • Borne de recharge de 32 A : 7,4 kW en monophasé, 22 kW en triphasé, sous 40 A. Le « 6 mm² et 32 A » qu'on lit parfois ne figure dans aucune des deux tables. Voir la section de câble d'une borne de recharge.
  • Plancher chauffant jusqu'à 7 500 W, sous 50 A.
  • Câble du tableau depuis un disjoncteur de branchement de 30 ou 45 A.
  • Tableau secondaire : Legrand le limite à 40 A en 10 mm², valeur prudente qu'aucune autre source lue ne présente comme une règle de la norme ; voir le câble d'un tableau secondaire.

Borne de plus de 3,7 kW : un installateur qualifié

Une borne de plus de 3,7 kW doit être installée par un installateur qualifié IRVE (infrastructure de recharge pour véhicule électrique). Le câble de 10 mm² n'est qu'une partie du travail : différentiel propre au point de charge, courant de réglage indiqué sur la borne.

Quel disjoncteur pour un câble de 10 mm² ?

Il dépend de l'usage, pas seulement du câble :

  • 40 A pour une borne de recharge de 32 A, en courbe C, sous un différentiel 30 mA propre à chaque point de charge, au moins de type A, le type AC étant interdit (édition 2024, Hager). Pour une borne triphasée, Hager demande un type B, ou un type A avec une détection du courant continu de 6 mA, souvent intégrée à la borne. Le différentiel coupe quand une partie du courant fuit hors du circuit, par exemple à travers une personne.
  • 50 A pour un plancher chauffant de 7 500 W au plus.
  • Aucun disjoncteur au tableau pour le câble qui arrive du compteur : c'est le disjoncteur de branchement, posé par Enedis, qui le protège.

Ne montez jamais le calibre

Si un disjoncteur saute, ne le remplacez jamais par un calibre plus fort : il est choisi pour le câble qu'il protège. Sur une borne, le calibre suit aussi le courant assigné ou le courant maximal configuré, indiqué sur la borne.

Le 10 mm² entre le compteur et le tableau

Le câble qui va du disjoncteur de branchement (ou AGCP, posé par Enedis à côté du compteur) au tableau fait au moins 10 mm² en cuivre pour un disjoncteur de 30 ou 45 A, et 16 mm² pour 60 A (Hager, SéQuélec). Il se dimensionne sur le calibre maximal de ce disjoncteur, pas sur la puissance souscrite (Promotelec).

Sa longueur compte aussi. Promotelec recommande de limiter sa chute de tension à 2 %, pour laisser de la marge aux circuits. C'est une recommandation : aucune source lue ne la présente comme une obligation, et la limite reste 3 % et 5 % de bout en bout.

Longueur maximale du câble entre disjoncteur de branchement et tableau, cuivre, monophasé, 2 % de chute
Disjoncteur10 mm²16 mm²25 mm²35 mm²50 mm²70 mm²95 mm²120 mm²
30 A33 m53 m83 m
45 A22 m36 m56 m78 m111 m156 m211 m267 m
60 A27 m42 m58 m83 m117 m158 m200 m
90 A28 m39 m56 m78 m106 m133 m

Valeurs publiées par Promotelec et recalculées à l'identique (ρ = 0,023). Case vide : section exclue par le courant admissible ou sous la section minimale du câble pour ce calibre (10 mm² jusqu'à 45 A, 16 mm² à 60 A, d'après SéQuélec). Les 2 % sont une recommandation pour garder de la marge aux circuits, la limite réglementaire restant 3 % pour l'éclairage et 5 % pour les autres usages, de l'origine de l'installation à l'appareil.

Avec un compteur Linky, ce disjoncteur est en principe réglé sur la puissance de raccordement, souvent 60 A, même pour 6 ou 9 kVA souscrits (le kVA, kilovoltampère, est l'unité de la puissance de l'abonnement) : le 10 mm² ne suffit plus. Le détail est sur la page section du câble entre le compteur et le tableau.

Ne touchez jamais l'amont du disjoncteur de branchement

Tout ce qui est en amont des bornes de sortie du disjoncteur de branchement appartient au réseau public : coffret, coupe-circuit, câble de branchement, compteur, disjoncteur de branchement et son réglage. Seule Enedis peut y intervenir et retirer les scellés. Le câble du tableau se raccorde sur un appareil dont l'amont reste sous tension : faites-le raccorder par un électricien.

Quelle longueur maximale pour du 10 mm² ?

La chute de tension est la tension perdue dans le câble, d'autant plus forte que le câble est long, fin et chargé. Elle est limitée à 5 % pour la recharge et les autres usages, des bornes de sortie du disjoncteur de branchement jusqu'à l'appareil.

L'outil en haut de page part de 25 m chargés à 40 A :

Câble de 10 mm² sur 25 m, 40 A : chute de 4,6 V, soit 2 %.

Pour une borne de 7,4 kW à 25 m du tableau, le calcul complet montre que la section vient du tableau des circuits, pas de la longueur :

Exemple : borne de recharge 32 A (7,4 kW mono, 22 kW tri), 7 400 W, 25 m, monophasé, cuivre

  1. Borne de 7,4 kW : courant assigné 32 A
  2. Circuit borne de recharge 32 A : 10 mm² au moins, disjoncteur de 40 A au plus (tableau des circuits, édition 2024)
  3. Disjoncteur : 40 A, car Ib 32 A ≤ In 40 A ≤ Iz 57 A
  4. Échauffement : 10 mm² encastré sous conduit admet 57 A, au moins égal aux 40 A du disjoncteur
  5. Chute de tension : u = 2 × 0,023 × 25 / 10 × 32 = 3,68 V, soit 3,68 / 230 = 1,6 %
  6. Limite : 5 % (autres usages)
  7. Section retenue : 10 mm², imposée par le circuit

10 mm², disjoncteur 40 A, chute 1,6 % (3,68 V), câble R2V 3G10, différentiel 30 mA type B, ou A (ou F) avec détection du courant continu de 6 mA en mode 3.

  • Borne de plus de 3,7 kW : à faire poser par un installateur qualifié IRVE.

La chute du câble entre le disjoncteur de branchement et le tableau s'ajoute à celle du circuit. Les longueurs de chaque section sont dans le tableau de chute de tension.

Quel diamètre pour un câble de 10 mm² ?

L'âme d'un fil plein de 10 mm² mesure environ 3,57 mm de diamètre (section = π × d² ÷ 4), 3,5 mm sur une fiche de fabricant. Dans un câble R2V, elle est en général câblée (plusieurs brins rigides) ; en âme souple, elle fait environ 4,4 mm.

Isolé, un fil H07V-R de 10 mm² mesure 5,3 à 6,7 mm. Un câble U-1000 R2V 3G10 fait au plus 17,0 mm de diamètre extérieur, un 5G10 au plus 20,0 mm (Prysmian). Ces repères aident à choisir le fourreau ; la mesure pas à pas est sur la page diamètre et section.

Et maintenant

Réglez l'outil en haut de page sur votre longueur et votre courant. Pour une borne ou un tableau secondaire, le calculateur de section donne la section, le disjoncteur et le différentiel. Les sections voisines sont sur les pages câble 6 mm² et toutes les sections, dont le 16 et le 25 mm² ; avant de commencer, relisez les règles de sécurité.

Questions fréquentes

Quelle est l'intensité maximale d'un câble 10 mm² ?

Elle dépend de la pose : 57 A pour des fils sous conduit, 80 A pour un câble R2V fixé au mur, environ 44 A dans un isolant thermique, en monophasé et à 30 °C (tables reproduites par Schneider et SéQuélec). Le disjoncteur se choisit au plus égal à ce courant, et souvent plus bas : 40 A pour une borne de recharge.

Quelle puissance maxi pour un câble 10 mm² en triphasé ?

Pour une borne de recharge de 32 A, 22 kW sous un disjoncteur de 40 A, en câble 5G10. Hors de ce cas, au même calibre de 40 A par phase, un calcul à cos φ = 1 donne environ 27,7 kW (√3 × 400 V × 40 A). Le calibre ne doit jamais dépasser le courant admissible triphasé du câble dans sa pose.

Quelle protection pour un câble de 10 mm² ?

40 A pour une borne de recharge de 32 A ou un tableau secondaire (valeur prudente de Legrand), 50 A pour un plancher chauffant de 7 500 W au plus. Entre le compteur et le tableau, c'est le disjoncteur de branchement qui le protège, à condition que son calibre maximal, et pas seulement son réglage du moment, soit de 45 A au plus. Pour un disjoncteur qui peut monter à 60 A, le câble du tableau passe en 16 mm².

Que veut dire 3G10 ?

Trois conducteurs de 10 mm² chacun, dont un vert et jaune pour la terre : phase, neutre et terre, pour un circuit monophasé. Ce n'est pas un câble de 30 mm². En triphasé avec neutre, on prend un 5G10 (trois phases, neutre, terre).

Peut-on rallonger un câble de 25 mm² avec du 10 mm² ?

Pas sans refaire le calcul. Un 25 mm² qui alimente le tableau a été choisi pour le calibre maximal du disjoncteur de branchement (16 mm² au moins pour 60 A, 25 mm² pour 90 A, selon Hager) ou pour une grande longueur. Un tronçon de 10 mm² limite toute la liaison à ce que supporte le 10 mm², 45 A au plus, et augmente la chute de tension. Une jonction sur ce câble relève d'un électricien.