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Câble de 6 mm² : puissance, disjoncteur et usages

32 A, 7 360 W en monophasé : le câble de la plaque de cuisson, du gros chauffage et du tableau secondaire.

m
Je connais
A
Réseau
Matériau

Chute de tension : 2,1 %

Chute de tension
4,91 V sur 230 V
Intensité
32 A
Longueur maximale pour 3 % (éclairage)
28,1 m
Longueur maximale pour 5 % (autres usages)
46,9 m

Chute admise

2,1 % : sous la limite de 3 % de l'éclairage comme sous celle de 5 % des autres usages.

Échauffement

6 mm² encastré sous conduit admet 41 A, au moins les 32 A du circuit.

Voir le calcul
  1. I = 32 A (intensité saisie)
  2. Chute de tension : u = 2 × 0,023 × 20 / 6 × 32 = 4,91 V, soit 4,91 / 230 = 2,1 %
  3. Longueur maximale pour 3 % (éclairage) : 28,1 m ; pour 5 % (autres usages) : 46,9 m
  4. Échauffement : 6 mm² encastré sous conduit admet 41 A, au moins égal aux 32 A du circuit

Les limites de 3 % et 5 % se comptent depuis le disjoncteur de branchement : la chute du câble qui alimente le tableau s'y ajoute.

Coupez le courant au disjoncteur général avant toute intervention.
Le site ne remplace pas un électricien.

Le 6 mm² alimente les gros appareils du logement : plaque de cuisson, chauffage de forte puissance, tableau divisionnaire. Voici ce qu'il supporte en monophasé et en triphasé, son disjoncteur, sa longueur utile et ce qu'il ne faut pas lui demander.

En bref

Un câble de 6 mm² se protège par un disjoncteur de 32 A au plus, soit 7 360 W en monophasé 230 V. C'est la section de la plaque de cuisson monophasée, des convecteurs jusqu'à 7 250 W et d'un tableau divisionnaire en 32 A. Il ne convient pas à une borne de recharge de 7,4 kW, qui demande 10 mm² et 40 A.

Mis à jour le par la rédaction. Notre méthode

Quelle puissance maximale pour un câble 6 mm² ?

7 360 W en monophasé 230 V : le calibre maximal de son disjoncteur, 32 A, multiplié par 230 V. La section est la surface de la coupe du métal d'un conducteur, en mm² ; le monophasé (une phase et un neutre, 230 V) est le cas de la plupart des logements.

Le disjoncteur coupe le circuit en cas de surcharge ou de court-circuit. Son calibre est l'intensité pour laquelle il est construit : il se choisit pour protéger le câble.

Câble de 6 mm² en cuivre : courant admissible selon la pose
PoseCourant admissible (mono)Disjoncteur au plusPuissance au plus (230 V)Courant admissible (tri)
Encastré sous conduit (fils ou câble dans une gaine ICTA, goulotte, plinthe)41 A40 A9 200 W36 A
Câble R2V fixé au mur ou au plafond (apparent)58 A50 A11 500 W51 A
Conduit noyé dans un isolant thermique (doublage, combles isolés)31,6 A25 A5 750 W27,7 A
Enterré sous fourreau (câble R2V)64 A63 A14 490 W52,8 A
Enterré directement dans le sol (câble armé seulement)80 A63 A14 490 W66 A

Courant admissible Iz d'après les tables reproduites par Schneider et le guide SéQuélec, à 30 °C, sans groupement. « Disjoncteur au plus » : le plus grand calibre normalisé au plus égal à Iz (règle In ≤ Iz). Le tableau des circuits peut imposer un calibre plus bas que ce maximum. Âme d'environ 2,8 mm de diamètre en rigide.

Le courant admissible (Iz) est le courant que le câble supporte en permanence sans dépasser sa température limite : 41 A sous conduit, 58 A pour un câble fixé au mur, 31,6 A dans un isolant thermique.

Dans un logement, le tableau des circuits plafonne le 6 mm² à 32 A, sauf pour un plancher chauffant. Les calibres plus forts de la colonne « Disjoncteur au plus » ne valent que hors de ce tableau. Dans un isolant thermique, à l'inverse, ses 31,6 A ne tiennent plus les 32 A : pour une plaque de cuisson, le calculateur passe alors au 10 mm² et le signale par un avertissement.

Et en triphasé ?

En triphasé (trois phases et un neutre, 400 V entre deux phases), le même calibre de 32 A par phase transporte environ 22 170 W, soit √3 × 400 V × 32 A avec un cos φ de 1. Le cos φ (facteur de puissance) vaut 1 pour un appareil qui chauffe, moins pour un moteur.

Ce calcul suppose une charge équilibrée sur les trois phases, avec un câble 5G6 : trois phases, neutre et terre. Sous conduit, le 6 mm² admet 36 A par phase en triphasé, au-dessus des 32 A.

Une plaque de cuisson triphasée n'en demande pas tant : 2,5 mm² et 20 A suffisent. La méthode est sur la page section de câble en triphasé.

À quoi sert le 6 mm² ?

Aux gros circuits du logement, selon les tableaux de la norme NF C 15-100, qui fixe les règles des installations électriques à basse tension, reproduits par Nexans (édition 2002) et Hager (édition 2024) :

Section minimale et calibre maximal : plaque de cuisson ou cuisinière (monophasé) (cuivre, édition 2024)
CircuitSectionDisjoncteurLimites
Plaque de cuisson ou cuisinière (monophasé)6 mm²32 Aboîte de connexion ou prise 32 A

Sources : tableau reproduit par Hager (NF C 15-100-10, édition 2024). Cuivre. Le tableau ne précise pas le mode de pose (point ouvert) : une pose défavorable (isolant, circuits groupés) ou une grande longueur peuvent imposer une section plus forte.

32 ou 40 A sur du 6 mm² ?

32 A au plus, en courbe C, pour tous les circuits sauf le plancher chauffant de 5 400 W au plus, qui admet 40 A. La règle est Ib ≤ In ≤ Iz (Schneider) : le calibre reste au plus égal au courant admissible du câble.

Ne montez jamais le calibre

Si un disjoncteur saute, ne le remplacez jamais par un calibre plus fort : il est choisi pour le câble qu'il protège. Un 40 A sur la ligne d'une plaque de cuisson en 6 mm² sort du tableau des circuits.

La plaque de cuisson passe sous un différentiel 30 mA de type A, qui coupe quand une partie du courant fuit hors du circuit, par exemple à travers une personne (Legrand, Hager).

Du 6 mm² pour une borne de recharge ?

Non pour une borne de 7,4 kW. Une borne de 32 A demande 10 mm² et un disjoncteur de 40 A, dans l'édition 2002 (Nexans) comme dans l'édition 2024 (Hager). Le « 6 mm² et 32 A » qu'on lit parfois ne figure dans aucune des deux tables.

Une prise renforcée ou une borne de 3,7 kW (16 A) n'en demande pas tant : 2,5 mm² sous 20 A. Le détail est sur la page borne de recharge et sur la fiche du câble de 10 mm².

Quelle longueur maximale pour du 6 mm² ?

La chute de tension est la tension perdue dans le câble, d'autant plus forte que le câble est long, fin et chargé. Elle est limitée à 5 % pour les appareils et les prises, des bornes de sortie du disjoncteur de branchement (posé par Enedis à côté du compteur) jusqu'à l'appareil.

L'outil en haut de page part d'un circuit de 20 m chargé à 32 A :

Câble de 6 mm² sur 20 m, 32 A : chute de 4,91 V, soit 2,1 %.

À 50 m, le même courant ne passe plus en 6 mm². Pour alimenter un garage ou un abri en 32 A, la chute impose du 10 mm² :

Exemple : autres circuits, alimentation d'un tableau divisionnaire, 50 m, monophasé, cuivre

  1. I = 32 A (intensité saisie)
  2. Circuit autres circuits, alimentation d'un tableau divisionnaire : 6 mm² au moins, disjoncteur de 32 A au plus (tableau des circuits, édition 2024)
  3. Disjoncteur : 32 A, car Ib 32 A ≤ In 32 A ≤ Iz 57 A
  4. Échauffement : 10 mm² encastré sous conduit admet 57 A, au moins égal aux 32 A du disjoncteur
  5. Chute de tension : u = 2 × 0,023 × 50 / 10 × 32 = 7,36 V, soit 7,36 / 230 = 3,2 %
  6. Limite : 5 % (autres usages)
  7. Section retenue : 10 mm², imposée par la chute de tension

10 mm², disjoncteur 32 A, chute 3,2 % (7,36 V), câble R2V 3G10, différentiel 30 mA type selon les circuits en aval.

Ces 3,2 % sont comptés à pleine charge, pour la seule ligne. Si elle alimente un tableau secondaire, la chute de chaque circuit du garage s'y ajoute, et l'éclairage doit rester sous 3 % au total : la ligne peut alors demander plus que 10 mm² (voir le câble d'un tableau secondaire). Les longueurs de chaque section sont dans le tableau de chute de tension.

Quel diamètre pour un câble de 6 mm² ?

L'âme d'un fil plein de 6 mm² mesure environ 2,76 mm de diamètre (section = π × d² ÷ 4), 2,8 mm sur une fiche de fabricant. En âme souple, les brins fins donnent environ 3,4 mm.

Isolé, un fil H07V-R de 6 mm² mesure 4,1 à 5,2 mm. Un câble U-1000 R2V 3G6 fait au plus 15,0 mm de diamètre extérieur, un 5G6 au plus 17,5 mm (Prysmian).

Coupez, puis vérifiez

Avant de toucher un fil, coupez le courant au disjoncteur général, puis vérifiez l'absence de tension sur chaque conducteur avec un vérificateur d'absence de tension (VAT). Mesurez le métal nu, jamais l'isolant : un fil de 1,5 mm² isolé ressemble à l'âme nue d'un 6 mm².

« 3G6 » désigne trois conducteurs de 6 mm² chacun, dont un vert et jaune ; « 3x6 », trois conducteurs sans vert-jaune. La lecture des désignations est sur la page des types de câbles.

Et maintenant

Réglez l'outil en haut de page sur votre longueur et votre courant. Pour un circuit complet, le calculateur de section donne la section, le disjoncteur et le différentiel. Les sections voisines sont sur les pages câble 2,5 mm², câble 10 mm² et toutes les sections ; avant de commencer, relisez les règles de sécurité.

Questions fréquentes

Quelle puissance maxi pour un câble 6 mm² en monophasé ?

7 360 W sous 230 V, soit le calibre maximal de son disjoncteur, 32 A, multiplié par 230 V, pour un appareil qui chauffe. Une plaque de cuisson de 7 200 W y trouve sa place, avec un différentiel 30 mA de type A. Sur une grande longueur, la chute de tension peut imposer du 10 mm².

Quelle puissance maxi pour un câble 6 mm² en triphasé ?

Environ 22 kW au même calibre de 32 A par phase, soit √3 × 400 V × 32 A avec un cos φ de 1 : c'est un calcul, pour une charge équilibrée sur les trois phases. Le câble est alors un 5G6 (trois phases, neutre, terre). Une plaque de cuisson triphasée se contente de 2,5 mm² et 20 A.

Quel est le diamètre d'un fil de 6 mm² ?

Environ 2,76 mm pour l'âme d'un fil plein, 2,8 mm sur une fiche de fabricant, 3,4 mm environ en âme souple. Un câble U-1000 R2V 3G6 mesure au plus 15 mm de diamètre extérieur, un 5G6 au plus 17,5 mm (Prysmian). La mesure pas à pas est sur la page diamètre et section.

3x6 ou 3G6 : quelle différence ?

Les deux contiennent trois conducteurs de 6 mm² chacun. Le G indique qu'un des trois est vert et jaune, réservé à la terre ; le x, qu'aucun ne l'est. Pour une plaque de cuisson en monophasé, il faut un 3G6 : phase, neutre et terre.

Faut-il du 6 ou du 10 mm² pour alimenter un tableau secondaire ?

Tout dépend de la longueur. Un tableau divisionnaire protégé en 32 A s'alimente en 6 mm² sur une courte distance ; à 50 m sous 32 A, la chute de tension impose déjà du 10 mm² pour que la ligne seule reste sous 5 %. La chute des circuits en aval s'y ajoute, et l'éclairage doit rester sous 3 % au total : voir le câble d'un tableau secondaire.